Drosles d’Oyseaulx

Artiste
Avec Guillaume Handel, traverso, Camille Rancière, violon et violoncello da spalla, Sylvain Rullier, alto et violoncelle, Clémence Schweyer, clavecin
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A la fois familier et indéchiffrable, le chant des oiseaux ne cesse d’inspirer les compositeurs. Bien malin pourtant celui qui saurait noter avec précision ces pépiements qui égaient nos réveils campagnards. Alors chacun s’y essaie en se rattachant à une tradition ou en se fiant à son oreille et s’efforce de reproduire les sons de ces créatures tantôt purement distrayantes tantôt mystérieuses voire divines.

Les résultats sont variés et, tandis qu’Antonio Vivaldi s’amuse à faire des pépiements du chardonneret le moteur rythmique de son concerto, le Rossignol de Couperin nous émerveille par la richesse colorée de ses mélodies. William Williams, dans l’Angleterre des lumières, imagine, lui, une république des oiseaux où les différentes espèces dialoguent harmonieusement. Cependant la poule de Michel Pignolet de Montéclair picorant sous les murailles de Langres n’aurait guère pu échanger avec sa cousine autrichienne née sous la plumes d’Ignaz Biber tant leur langages paraissent différents.
L’envol des volatiles qui leur donne toute leur noblesse et leur nature incertaine, alimente également les compositions : image de l’annonciation portée par une blanche colombe, bruissement d’ailes symbolisé par des arpèges harmonieux et vifs qu’on retrouve par exemple chez Corelli.

La flûte traversière ancienne – ou traverso – est bien sûr l’instrument de prédilection pour ce concert, entourée de cordes frottées ou pincées d’une plume..

Avec Guillaume Handel, traverso, Camille Rancière, violon et violoncello da spalla, Sylvain Rullier, alto et violoncelle, Clémence Schweyer, clavecin

Dans la presse

Le Télégramme, 3 août 2019
Le Télégramme, 2 août 2019